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L' An@é a 20 ans -TV7 : L'entretien du JT


L’école numérique, l’enseignant et les savoirs

" L’introduction des technologies d’information et de communication au niveau de l’Ecole n’est pas aussi simple que l’introduction du téléphone mobile. Il ne s’agit pas d’une technologie qui intègre et amplifie les habitudes culturelles du moment. Il s’agit bien d’un changement fondamental des habitudes de l’école.

L’évaluation quantitative au niveau des équipements n’est pas suffisante même si elle est un indicateur précieux et significatif pour montrer des évolutions.  Il ne s’agit pas  en effet seulement de mettre en place de meilleures conditions techniques de construction des connaissances mais d’intégrer des dimensions qui permettent de socialiser les élèves, souci majeur actuel.

Les techniques actuelles permettent de concrétiser des projets dans une articulation fine de dispositifs d’échanges et de partage, de modifier le rapport au savoir qui ne peut s’appuyer seulement sur des contenus disciplinaires et sur des évaluations normatives. Complexité ? Oui mais défi majeur. " An@é -2003

L’existence de nouvelles conditions – numérique, mobilité, travail – obligent élèves, étudiants et professeurs, ensemble, à un original et dynamique rapport aux savoirs...

 

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L'école numérique : nouveau modèle ou fin de l'école ?

Michel Perez : L’ensemble de l’activité humaine est aujourd’hui bouleversé par les transformations que le numérique lui imprime, au cœur même de la vie quotidienne de chacun. Les conditions de travail sont profondément transformées, voire altérées par une dislocation spatio-temporelle qui brouille les frontières entre les temps et les lieux d’activités publics et privés.

 

La transformation numérique n’est pas réductible à ses aspects techniques : elle bouleverse en effet l’ensemble des conditions de vie, de sociabilité, de travail, de communication, d’accès à l’information à la connaissance et au savoir. Le monde qui s’ouvre à nous est celui des réseaux, c’est « l’Âge de la multitude »[1], par opposition au monde construit de manière pyramidale : celui d’une société fondée à l’aube du XXème siècle sur un modèle industriel taylorien.

 

Nous avons changé de paradigme dans le mode de création de la valeur en passant du modèle fordiste au modèle de la multitude.Tous les systèmes de production sont perturbés par cette mutation, de même que sont atteintes toutes les catégories sociales et toutes les classes d’âge : nous sommes au cœur d’un processus disruptif (Bernard Stiegler[2]) qui tend à détruire l’existant pour instaurer une nouvelle réalité. Le temps présent est celui de l’ATAWAD (« Anytime, Anywhere, Any device ») où l’accès aux données est permanent, de n’importe où et par tout objet connecté.

Dans le même temps, l’école, lieu de transmission de culture, de savoirs et de construction du citoyen, évolue lentement, peinant à s’adapter à ces bouleversements... 

 

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Dire " numérique " c'est revoir les principes d'organisation sociale

Pour l'école tout numérique, il va falloir encore du temps...Le temps de la formation de tous les enseignants et intervenants des espaces éducatifs, le temps des connexions pour tous, le temps de l'intégration des changements dans les programmes, dans les pratiques...Et là se pose le problème du temps des élèves et celui des enseignants..Peut-être ne faut-il plus parler de numérique mais de choix politiques, de systémique, de gouvernance, d'organisation sociale...

Il s’agit donc ici d’arriver à concilier le potentiel des technologies et des principes d’organisation sociale....

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