Faire cours court.

Il est des obstacles à toute réforme de l’école qui perdurent et se renforcent malgré toutes les déclarations d’intentions, tous les affichages de nouveaux projets éducatifs, tous les appels à faire du neuf.

Le vieux persiste sous le regard amusé des vieux monstres tapis dans le clair obscur, comme l’évoque Gramsci dans l’une de ses phrases les plus célèbres : « L’ancien se meurt, le nouveau ne parvient pas à voir le jour… »

J’ai évoqué à de nombreuses reprises, comme d’autres, m’appuyant sur les réflexions des Morin, Meirieu, Giordan, des prospectivistes, le problème de la conception des programmes.

Envers et contre tout, nonobstant l’explosion des savoirs et de leur diffusion, on persiste à ne les concevoir que par rapport aux disciplines scolaires classiques immuables, légèrement actualisées de temps en temps, généralement en augmentant leur poids et leur cloisonnement.

C’est comme le bac, il est quasiment impossible d’y toucher. Il est même impossible de reprendre le problème pour créer enfin une cohérence des programmes avec les finalités et pour lutter contre l’ennui terrible des élèves.

Il est un autre obstacle majeur que bien peu de spécialistes, vrais ou non, osent évoquer, ne serait-ce que du bout des lèvres, c’est celui du cours.


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